PHOTOS DE CLASSE

Posté par paquebot le 5 avril 2011

Photos de classe est mon second livre, sorti en 2009. Il est le fruit d’une rencontre avec un instituteur photographe atypique : Guy Tonneau.

 

 

QUATRIEME DE COUV’

Guy Tonneau commence à enseigner à sa sortie de l’Ecole normale des instituteurs en 1946.
Trois ans plus tard, il est nommé à Pouilloux, une commune rurale de Bourgogne. La communale de Pouilloux abritait, d’un côté, l’école des garçons et, de l’autre, l’école des filles, à l’image de ce que l’on pouvait rencontrer alors dans de nombreuses communes de France. Une France à dominante rurale, où l’institution scolaire tenait une place essentielle et où l’instituteur pouvait être tout à la fois l’enseignant, le secrétaire de mairie, l’animateur culturel…
Grâce à l’instituteur, la photographie, le cinéma et la télévision entreront à l’école de Pouilloux comme outils pédagogiques. Mais la photographie, pour Guy Tonneau, représentera bien plus. Il en fera tout au long de sa carrière, réalisant, photo après photo, une véritable chronique, un témoignage rare sur son école et ses élèves. Lorsqu’il quitte la communale de ses débuts pour l’école de Bellevue à Montceau-les-Mines, il rejoint une France urbaine et industrielle en pleine mutation.
L’ambiance Troisième République avec pupitres de bois, blouses grises et bérets des classes de l’école rurale fait alors place à l’univers de l’école que nous connaissons aujourd’hui. Véritable album de famille pour ceux qui ont connu la communale de la seconde moitié du XXe siècle. ce livre est un témoignage rare sur les dernières années de l’école de Jules Ferry et sur les modifications intervenues dans le paysage scolaire pendant les « Trente glorieuses », quand l’école issue de la Troisième République allait connaître ses plus grands bouleversements.
Un moment de l’histoire de l’école dans lequel chacun pourra se reconnaître.

 

David Carrette nous restitue l’itinéraire de Guy Tonneau et l’histoire de son fonds photographique.
Historien de formation (il a été chargé de recherches au musée de l’Ecole en Chalonnais), il nous présente le contexte dans lequel ces documents ont été réalisés.

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LES OBJETS DE LA COMMUNALE

Posté par paquebot le 5 avril 2011

 Pour la petite histoire, j’ai écrit ce livre au Brésil, en 2007. En collaboration avec Jacques Péron.

Les souvenirs d’école ont pour chacun une odeur de colle blanche, de cire de table de classe, et la couleur de l’encre violette, du bleu du papier recouvrant les livres, du noir des tableaux et des ardoises.

Dans le cartable, le plumier ou la trousse avec le parte plume, les crayons, la gomme, la règle, les cahiers avec les manuels scolaires, accompagnaient l’élève sur le chemin de l’école.

Dans la salle de classe les tableaux muraux de géographie, d’histoire ou de sciences naturelles formaient le décor des longues journées studieuses.
C’est ainsi que s’est dessiné le paysage de générations d’écoliers marqués à jamais par ces objets de l’école.
Chaque objets raconte une histoire, celle de nos premiers pas d’écolier.
Troisième racontent aussi l’histoire de l’école conçue sous la Troisième République.
L’instruction obligatoire et gratuite pour tous ne put se faire qu’avec les moyens techniques mis à la disposition de l’institution scolaire.
Et les progrès de l’industrie permirent une démocratisation de l’enseignement.
l’invention du papier-bois, de la lithogravure puis de l’impression offset furent essentiels, tout comme l’industrialisation des procédés de fabrication qui permirent de mettre des objets à la disposition du plus grand nombre.
C’est ainsi que l’école se peupla des objets qui allaient accompagner chaque écolier pendant sa scolarité et marquer définitivement sa mémoire.
Ce livre en fait l’inventaire et en raconte l’histoire, dessinant le portrait de ce que fut notre communale à tous.

 

 

 


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ILS ONT ETEINT LE ROI SOLEIL

Posté par paquebot le 5 avril 2011

 

Les nouveaux programmes d’Histoire du collège suppriment pratiquement l’étude de Louis XIV au profit des empires africains ! Jadis, le Roi Soleil occupait une place majeure dans les manuels…


On pourrait croire à un gag. Dans les nouveaux programmes d’histoire du collège, l’étude de Louis XIV, comme la plupart des grands personnages de l’Histoire nationale est réduite à la portion congrue. Remplacés par -au choix- les royaumes africains du Songhaï, du Monomotapa, du Mali ou du Ghana ! Le Roi Soleil, est renvoyé en fin de programme, c’est à dire qu’il est quasiment éliminé. D’autant plus que l’enseignant peut choisir un autre souverain pour illustrer la monarchie absolue. La Révolution et l’Empire (ce dernier devenant lui aussi facultatif) sont réduits et passent de 12 à 8 heures. L’esclavage et la traite négrière se voient attribuées des horaires plus importants en 5 ème et 4 ème. L’histoire est donc profondément réécrite depuis quelques années et la « fin de règne » de Louis XIV est significative. C’est la fin prévisible du « roman national » bâti naguère par les fondateurs de l’école de la République.

« On rogne un peu sur l’histoire de France, c’est un choix » Hubert Tison, secrétaire général de l’association des profs d’histoire-géo.

Depuis Jules Ferry en effet, le roi Soleil faisait partie du panthéon historique de la France. Dans les Lavisse, manuels d’histoire les plus diffusés en primaire jusqu’en 1950, de nombreuses pages -une dizaine parfois-étaient consacrées à son règne. Les livres d’histoire de France -dès le CP- enseignaient l’épopée guerrière et artistique du souverain. Versailles était présenté comme un château « plus riche que dans les contes de fées » (Histoire CE, 1958). Les autres personnages du Grand siècle étaient largement évoqués : Turenne, Vauban, Colbert sans oublier Molière ou La Fontaine. Autant de figures indispensables à la compréhension de la culture française.

72 ans : le règne de Louis XIV est le plus long de l’histoire de France

Dans les années 1960, Louis XIV fait la couverture d’un des manuels d’histoire les plus utilisés, le Bonifacio-Maréchal CE-CM de chez Hachette. La République honore sans tabous ce roi centralisateur et mécène tout en rappelant ses défauts : son trop grand amour de la guerre notamment. Engagés, certains manuels vont plus loin « Louis XIV est orgueilleux. Les impôts deviennent très lourds. Les français sont misérables. La révocation de l’Edit de Nantes est une faute très grave » (Histoire CE 1970). On était loin de l’idolâtrie. Mais l’hôte de Versailles faisait rêver les enfants…Avec la réforme de 2008, le héros le plus connu des petits français, va sans doute tomber aux oubliettes. Cette fois-ci, la lettre de cachet est scelée par l’Education nationale….

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« ouverture aux autres civilisations de notre monde »


Par cette refonte radicale des programmes, décidée il y a deux ans (bulletin officielle no 6 du 28 août 2008), l’état entend sans doute préparer la société française à la mondialisation. Une mondialisation dans laquelle tout ce qui est « national » devient obsolète. Il y a aussi une volonté de rendre l’histoire plus attractive à des populations scolaires qui dans certains établissements sont majoritairement issues d’Afrique ou du Maghreb. Ainsi, dans la même veine en 5ème, l’étude des « débuts de l’Islam » devra occuper « environ 10 % du temps scolaire » selon les documents officiels. « Si l’histoire nationale reste essentielle, elle ne constitue plus le passage obligé pour une ouverture sur l’Europe et le monde » rappellent ces derniers (introduction aux nouveaux programmes).

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Le roi Punk n’est pas mort

Posté par paquebot le 5 avril 2011

Le roi punk bouge encore, même à l’heure de Christophe Vilaine et des mous du genou qui ont « du succès ». La péniche a tangué dangeureusement pour le savoir jeudi, avec à son bord des matelots mal rasés et des filles impudiques. Dans la salle, si le public -intellos à lunettes, rmistes aux regards vagues, looseuse obèse et gothique anox, fut lent à se réveiller, Pamela burnes à la gouaille et son fidèle Zifridi à la guitare, ont fait péter la tequila. Tournée générale, le micro entre les seins, les bas résille tendus vers l’infini, la grisette flambante a démonté l’ambiance en n’hésitant pas à se payer un vol plané sur le bar ou en frappant les importuns de sa tignasse brune. Avant ce feu d’artifice, Mr Marcaille, joyeusement ignoble, gluant à souhait et crachant sa binouse tel un volcan islandais, avait montré au peuple rock que le grand Pan peut gicler en un rien de temps. A coup de violoncelle tronçonneuse, et par la grâce de sa douce voix de bûcheron nazi.

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Derrière son clavier, »Monsieur le directeur » avait la classeDe leur côté, en ouverture, les madrilènes de Margarita avait ouvert ce bal déjanté par une cascade de batterie qui rappelait une marche militaire de Pinochet en acceléré. Du bruit et de l’odeur, la bonne odeur d’une soirée rock, où l’on voit la sueur, où l’on sent le kebab entamé par le keupon de service et son t-shirt des bérus. Comète impossible au milieu de tout cela, « Monsieur le directeur » assurait les intermèdes d’une façon magistrale devant une assemblée d’élèves pervers. Des mélodies étranges issues des années 80, une présence bizarre, du très p eu vu en tout cas, voire un talent brut.

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Dessine moi un penis !

Posté par paquebot le 5 avril 2011

Les élèves de CM2 de l’école de …. attendaient ce cours avec une certaine impatience : « la reproduction chez l’homme ». Il faut dire qu’ils n’ont pas été déçus, car avec le docteur…, prof d’un jour, les questions et les réponses sans tabou ont fusé de toute part. Les filles et les garçons étaient séparés pour l’occasion et M. … a commencé avec les premières. « Comment fait-on l’amour ?  » interrogeait d’emblée une blondinette.

 

 

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« Est-ce qu’on continue à se former après 16 ans »,  « quel est l’âge idéal pour avoir un enfant », « Peut-on avoir des enfants si on ne fait pas l’amour » sont quelques unes des questions auxquelles le docteur a répondu très clairement. On était surpris des « connaissances » avancées de certaines demoiselles, dont l’une savait par exemple comment enfiler un préservatif ! « L’amour, c’est un petit moment de tendresse » disait l’autre, une roussette un peu boudinée. De leur côté, les garçons étaient un peu bêtement rigolards, et s’exclaffaient dès les premiers dessins du docteur au tableau. Le médecin avait frappé un peu fort, il faut le dire, en dessinant un vit monstrueux au tableau ! Mais peu à peu, tout cela s’est décanté, et certains en sont venus à des questions plus intimes et plus sérieuses. Quand on leur a expliqué d’où sortaient les spermatozoïdes, tous en choeur ont fait « beuuurk »!

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