Dessine moi un penis !

Posté par paquebot le 5 avril 2011

Les élèves de CM2 de l’école de …. attendaient ce cours avec une certaine impatience : « la reproduction chez l’homme ». Il faut dire qu’ils n’ont pas été déçus, car avec le docteur…, prof d’un jour, les questions et les réponses sans tabou ont fusé de toute part. Les filles et les garçons étaient séparés pour l’occasion et M. … a commencé avec les premières. « Comment fait-on l’amour ?  » interrogeait d’emblée une blondinette.

 

 

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« Est-ce qu’on continue à se former après 16 ans »,  « quel est l’âge idéal pour avoir un enfant », « Peut-on avoir des enfants si on ne fait pas l’amour » sont quelques unes des questions auxquelles le docteur a répondu très clairement. On était surpris des « connaissances » avancées de certaines demoiselles, dont l’une savait par exemple comment enfiler un préservatif ! « L’amour, c’est un petit moment de tendresse » disait l’autre, une roussette un peu boudinée. De leur côté, les garçons étaient un peu bêtement rigolards, et s’exclaffaient dès les premiers dessins du docteur au tableau. Le médecin avait frappé un peu fort, il faut le dire, en dessinant un vit monstrueux au tableau ! Mais peu à peu, tout cela s’est décanté, et certains en sont venus à des questions plus intimes et plus sérieuses. Quand on leur a expliqué d’où sortaient les spermatozoïdes, tous en choeur ont fait « beuuurk »!

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« quelques arpents de neige… »

Posté par paquebot le 31 mars 2011

 

L’épopée du Canada français est resté longtemps présent dans les manuels scolaires. De la mort mythique de Montcalm au Traité catastrophe de 1763

Le traité de Paris signé en 1763 faisait jadis parti des dates à retenir quand on préparait le certificat d’études. L’année maudite où la France perdait définitivement l’Inde et le Canada, l’année où le monde basculait et allait devenir anglo-saxon. Voltaire riait de « ces pauvres arpents de neige » mais au fond d’eux-mêmes, les français savaient qu’ils avaient perdus la bataille décisive. Maintenant la flamme du souvenir tant bien que mal, l’école honora l’épopée du Canada français à travers la figure d’un général d’exception. En préambule, les manuels plantaient le décor :« Le Canada est très froid et le sol y est recouvert de neige durant plusieurs mois chaque année. On y chasse le renard et l’ours dont les peaux fournissent de chaudes et magnifiques fourrures. » raconte un livre de cours élémentaire de 1948 (Grandes figures et grands faits de l’histoire de France).

Une lutte désespérée mais belle

« Montcalm meurt en défendant le Canada. C’était un chef d’une bravoure remarquable. Il était admiré des peaux-rouges dont certains combattirent dans notre armée. Avec 4000 soldats, Montcalm réussit dans une bataille à vaincre 25 000 anglais » Mais les anglais toujours plus nombreux finissent par l’emporter. « Montcalm fut gravement blessé. Il prononça alors ces paroles : Je meurs content car je ne verrai jamais les anglais à Québec ». Cette phrase sera reprise dans pratiquement tous les livres d’histoire distribués à l’école primaire. Montcalm est donc paré de toutes les vertus : héroïque, patriote, il est l’ami des peuples autochtones et dans certains ouvrages de l’école primaire, on le représente fumant le calumet à l’entrée d’un tipi.

Montcalm :« Je meurs content car je ne verrais jamais les anglais à Québec »

Montcalm, héros désormais complètement oublié des jeunes générations est alors -jusqu’en 1968- un des personnages les plus connus des écoliers de France et de Navarre. Sa mort est mise en scène par les illustrateurs des livres d’histoire, comme dans l’image en couleur du Grimal-Moreau, CE de 1967. Le militaire est alors entouré des valeureux guerriers indiens et des trappeurs. « Les peaux rouges sont ses alliés » explique un manuel de 1970 (un des derniers à parler de Montcalm) « mais il ne reçoit plus aucun renfort à cause du mauvais gouvernement de Louis XV ». Un autre livre est moins dur avec le roi : « Montcalm demandait ‘de la poudre, envoyez moi de la poudre’, mais le roi ne put rien lui envoyer, les flottes anglaises, beaucoup plus puissantes que les nôtres, arrêtaient tout en mer ».

De Gaulle a osé

La France perdit donc sa « Belle Province » au « désastreux traité de Paris, un des plus sombre moment de notre histoire » dit un manuel de géographie des années 1950. Heureusement, ajoute un autre livre, « les canadiens continuent d’aimer la France. Ils parlent notre langue et chantent nos vieilles chansons. Durant les deux dernières guerres, ils sont venus se battre à nos côtés » (Notre 1er livre d’Histoire, 1959) Mais le souvenir va s’évanouir au moment où le Général de Gaulle va tenter un incroyable coup d’audace . En 1967, il remonte le « chemin du roi » sous les acclamations du peuple québécois qui attendait ça depuis deux siècles. A la tribune, bravant toute discipline diplomatique, il ose « vive le Québec libre ! ». Devant lui, les gens crient, pleurent, sautent de joie. La phrase fait scandale. On dit que le président français est devenu « fou » ou « sénile ». Il avait surtout redonné l’espérance.

Le Québec y est presque

L’aventure du Général avait ravivé une nation. En 1980, eut lieu le premier référendum sur l’indépendance de la Belle Province. Le non l’emporta facilement (59 %) notamment à cause d’une question longue et peu claire. Logiquement, l’indépendance aurait du être acquise lors du second vote en 1995. Le non l’emporta à l’arraché avec 50,5 % et il s’avèra par le suite que le référendum avait été littéralement truqué. Par la magie du gouvernement fédéral anglophone, 44 000 immigrés étaient devenus québécois pour la seule année 1995, juste avant le vote. On dénombra finalement 56 000 votes qui n’étaient pas valables ce que la justice confirma. De plus, la propagande anti-sécession avait été financé par des fonds eux-aussi illégaux. Ce fut l’immense scandale des « commandites ». Depuis, le Québec a été reconnu comme « nation » au sein du Canada. Parmi les dernièrs pays colonisés du monde, le Québec attend, comme la Palestine ou le Sud Soudan, sa libération.

David Carrette

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Emmenez moi au… Betchouanaland

Posté par paquebot le 31 mars 2011

 

Les manuels de géographie d’autrefois fourmillent de noms bizarres ou inconnus.. A l’heure où le monde change si vite, petit voyage nostalgique au coeur des pays disparus.

Le monde va plus vite que ce que l’on croit. Un manuel de géographie daté de 1990 en donne la conviction. URSS, RDA, Tchécoslovaquie et autres Yougoslavie, y figuraient, et pourtant, quelques années après, ces artificielles créations socialistes sont déjà tombées dans les oubliettes de l’histoire. Plus on remonte le temps, plus on plonge dans le bazar humain, cette marmite géographique qui fait bouillir les peuples, qui éclate les frontières et renomme les univers, plus on remarque une chose qui peut faire peur : les pays, comme les hommes, ne sont pas éternels. Quid de l’Autriche-Hongrie, vénérable institution créée en 1867 et désintégrée en 1918, ou de l’éphémère Congo belge, devenu Congo Kinshasa puis Zaïre en 1971 avant de se transformer en RDC en 1997 ? Des générations de petits français ont du apprendre un florilège de contrées qui parfois n’existaient même plus quand ils atteignaient l’âge adulte !

« L’URSS est le plus vaste état du monde, ses plaines s’étendent à l’infini.. »

(Géographie, CM 1981)

Au moins, on pouvait s’amuser avec ces drôles de noms ! Essayez de faire prononcer « Bétchouanouland » à toute une classe…D’un côté, en moins rigolo, on avait « l’Afrique orientale allemande », « le Soudan anglo-égyptien », Ceylan ou le Sahara espagnol. En 1910, les enfants pouvaient bien se demander ce qui se passait dans le « vilayet de Tripoli », à quelle sauce on était mangé si on s’égarait sur « la côte des Somalis » ou -avec quelque appréhension- pourquoi un peuple s’appelait-il les « Niam-niams » ? Certains pays avaient un nom légèrement différent comme par exemple les « états-unis du Brésil » (jusqu’en 1968) ou qui n’avait plus rien à voir comme le Dahomey (actuel Bénin) ou la Haute-Volta (Burkina Faso), de quoi y perdre son latin car même les villes s’y mettaient. Constantinople vira Istambul, Smyrne en fumée devînt Izmir tandis que plus tard, Bône en Algérie fut renommée Annaba et Titograd la yougoslave fut baptisée Podgorica la monténégrine ! Et tout ça tombe dans l’oubli : qui se rappelle encore -à part les amateurs de bière- du comptoir allemand de Tsing-Tao en terre chinoise ?

« L’empire austro-hongrois est composé de races très diverses. Toutes ces nationalités réclament l’autonomie ou même la séparation. » (Géographie Foncin, cours supérieur et complémentaire, 1907)

Ne pas se perdre dans le « Corridor » de Dantzig…

C’est surtout après la 1ère guerre mondiale que les manuels scolaires ont du être globalement révisés : les empires multinationaux n’avaient pas résisté à leur défaite militaire. Ainsi, les enfants virent les cartes et les globes terrestres de la classe prendre un sérieux coup de jeune et l’Autriche-Hongrie, l’Empire allemand, l’Empire Ottoman et la Russie tsariste furent gommés comme par magie. A la place, d’étranges créatures géographiques allaient hanter les nuits des écoliers, plus monstrueuses les unes que les autres : une Hongrie minuscule, le très alambiqué « royaume des serbes et des croates », un anormal « corridor de Dantzig », mais aussi un « territoire de Fiume » sorti de nulle part, une « Sarre » autonome et des Transjordanie ou Transcaucasie en veux-tu en voilà ! Cent ans après, les cartes sont toujours aussi mouvantes et les élèves pas au bout de leurs peines. Vous avez dit Kosovo ?

David Carrette

Un monde en sécession

Depuis l’explosion du bloc communiste (1989-91), les nouveaux pays naissent régulièrement aux quatre coins du monde. L’ex-Union soviètique et l’ex-Yougoslavie ont accouché de micro-état ethniques -Kosovo, République Sprska, pays baltes ou de constructions plus vastes comme le Kazhakstan et l’Ukraine. Les nationalismes ont le vent en poupe et les volontés séparatistes explosent à la figure de l’Europe. En Belgique, la scission entre Flamands et Wallons est imminente, en Espagne, Catalogne et Euskadi sont déjà autonomes. Plus loin, la Turquie et l’Iraq redoutent l’avènement d’un Kurdistan souverain quant à la Chine, elle maintient le mythe d’un pays homogène grâce à la répression. Le Brésil lui, fait semblant de ne pas voir la volonté d’autonomie de son très riche sud…Aux USA, l’hispanisation progressive des états du sud fait craindre un détachement « culturel » dans un futur à moyen terme. L’Afrique (Côte d’Ivoire, Soudan, Nigeria) voit en ce moment les frontières coloniales s’effriter dangereusement. La géographie est une science qui bouge ! D.C.

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